Il n'y a pas que la première impression qui compte

Publié le par Lil

Au bout du rouleau au boulot ? Bien trop longtemps que vous n'avez pas vu le soleil en rentrant du bureau ? Vous ne vous souvenez plus très bien de la dernière fois que vous avez pris des vacances ? Ou vous commencez sérieusement à vous demander si le fait d'aller en prison n'est pas négligeable face à la satisfaction que vous retireriez du fait de balancer votre patron par la fenêtre ? Vous envisagez sérieusement de tuer votre mère pour avoir droit au jour de congé prévu par le code du travail ?

Si vous avez répondu oui à l'une des questions précédentes, alors ce livre est fait pour vous :


J'ai pris ce livre à la bibliothèque parce que je n'étais pas très loin des cas décrits en tête de ce post, et que la prose poétique d'une révoltée du bureau, ça me tentait assez.
Et puis j'ai commencé à le lire, et heu... bon, c'est marrant ces histoires de se battre avec les agrafeuses mais bon... en même temps le ton est si déprimant que je me suis demandé si c'était vraiment le truc à lire quand on en a marre d'aller au taf.
Du coup, j'ai mis le bouquin de côté, et quand je l'ai repris, illumination. Je m'étais faite au style poético-dépressif, et quelques phrases ont vraiment résonné dans mon âme de fatiguée-pas-assez-de-vacances-y-en-a-marre-j'veux-rentrer-chez-moi-chui-crevée. Avec quelques mots en équilibre sur une métaphore, Anne a réussi à exprimer le malaise que je ressens parfois quand je suis au bout de mon rouleau, et c'était à la fois émouvant et assez libérateur.

Je vous laisse profiter de quelques extraits qui m'ont vraiment émue :

"Mais rien qui justifierait cette envie de hurler qui vous vient à tout heure, à tout instant".
(je sais pas vous, mais moi, carrément...)

"Le samedi est un jour de répit : rien ne dit que la semaine recommencera. Le dimanche, tout est déjà accompli".
(c'est pour ça, la déprime du dimanche soir, alors ?)

"C'est drôle comme la vie est monotone, alors que les espèces d'oiseaux ne se comptent pas sous le soleil".
(mandieu, mais comment qu'elle a fait pour traduire ce que je pense ?)

"L'oiseau est triste. Le monde est là, se dit-il, et je le regarde, et je me regarde regarder le monde. J'aimerais mieux en faire partie".
(.......)

Au final, un livre très court, poétique et bouleversant, qui donne à réfléchir sur notre façon de vivre en général, et de vivre le travail en particulier.

Je ne m'y attendais pas, et je suis restée scotchée ! (par une secrétaire, haha ! nan je sais c'est nul, heu... hem)

Publié dans Lectures

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Tequi 24/04/2008 12:07

*tend un flingue* Non mais d'accord elle te subjugue parce qu'elle pense comme toi, mais quand même c'est très déprimant tout ça ! Où est passée ma Lune ?! Celle qui opprime les petites pastilles et qui part en guerre contre les fautes d'orthographe ?! Qui se prend des piliers en pleine face et qui aime ça ?! (oui je suis consciente que sorti de son contexte c'est incompréhensible !) Allez du nerf, et reviens moi là où tu sais le plus vite possible !!!

Lil 25/04/2008 13:05


Lol oui effectivement on a un langage à nous, hein... T'inquiètes t'inquiètes c'est pas parce que je m'intéresse aussi à des trucs pas marrants marrants que
j'ai arrêté la déconne ! nonmého ! Je ne suis pas prés d'oublier que la figue a facilite le le transit ! ;o)